Faire aujourd’hui la ville de demain

29 sep 2021Édito

Paris 2040. Les épisodes diluviens succèdent aux fortes chaleurs. Le télétravail s’est généralisé. Les transports publics sont saturés. Paris se vide. Les J.O. n’ont pas résolu les défis grands-parisiens. Les équipements publics sont saturés.

Les logements mono-orientés et sans espaces extérieurs étouffent. L’obsolescence programmée du bâti est une charge prohibitive pour les deniers publics. Le coût du logement disqualifie la plupart des ménages. Lorsqu’il n’a pas été rayé de la carte, le parc de logements trentenaire se dégrade inexorablement. Au cœur des ilots de chaleur comme des logements, la Ville n’est plus désirable, plus vivable. La trame urbaine ne cesse de s’étendre, grignotant toujours plus les espaces naturels et les terres agricoles. 

L’exode des Franciliens vers des régions plus vivables semble inexorable.Vision apocalyptique ? Scénario catastrophe ? Et pourtant… 2040, c’est demain. Dès aujourd’hui et sans tarder, nous devons agir collectivement. Redonner un sens à la Ville.

Depuis 2015, l’Ordre en Île-de-France a formulé des propositions pour faire évoluer l’Habitat, inverser les modèles économiques délétères, placer les biosourcés au cœur des enjeux, révolutionner l’approche des copropriétés et faire évoluer la commande publique par une prise en compte de la qualité et des enjeux environnementaux. Pour « Réparer la Ville ».

A travers le groupe de liaison constitué par le CROAIF, nous sommes le catalyseur de la « plateforme logement » qui, au plan national autour du CNOA, fédère la profession dans sa diversité. Faisant écho à la commission Rebsamen et la débordant pour « Habiter la France de demain ».

Le 4 octobre, nous mettons en débat, aux Récollets, la réhabilitation des patrimoines du 20e siècle dans notre région, trop rapidement promis à l’oubli ou à la destruction.

Dix jours plus tard, notre première « Journée des territoires » en Essonne va questionner in situ les politiques publiques et le jeu d’acteurs qui font que, sur le terrain, la production de logements, leur qualité, celle des équipements et des espaces publics attendus devient schizophrénique, pour les élus comme pour les maîtres d’œuvre.

La profession est et sera au rendez-vous. L’Ordre mobilise, agit aux côtés des parties prenantes, des architectes et de tous ceux qui souhaitent sans tarder faire concrètement de la qualité de vie une réalité durable et vivable par tous.

Photo : Eco-lotissement Les Marronniers, Boussy-Saint-Antoine © : Architecte : Guillaume Ramillien Architecture / Photographe : Pascal Amoyel

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