D'un naturel optimiste les architectes ?

20 déc 2019Édito

Volontaires, sans aucun doute. C'est le sens de notre événement
« Réparer la Ville », qui s'est déroulé en novembre dernier, avec une dynamique fondatrice.

C’est la marque de tout ce que nous entreprenons autour et dans la suite de cet événement, pour valoriser avec tous les participants les échanges et porter les propositions qui en sont nées.

Si l'ambiance actuelle interroge et porte à la morosité, dans un climat anxiogène, par l'analyse des crises structurelles que nous traversons, nous montrons qu’Architecture et Urbanisme sont porteurs de solutions, et que la réparation de la Ville et des territoires est un acte architectural écologique volontaire et nécessaire.

Cette dynamique engagée nécessite une compréhension, une adhésion et une volonté politique et administrative forte, partagée par l'ensemble des acteurs du cadre de vie.

« Réparer la ville » est une alarme engageante dans une volonté optimiste. Au-delà d'une série de modèles obsolètes, les acteurs présents lors de l’événement, - maîtres d’œuvre, maîtres d'ouvrage, sociologues, élus, habitants - portent des initiatives pionnières. Durant deux jours, ils ont montré les chemins pour réinventer la ville en adéquation avec le futur, et non en essayant de recycler des modèles dépassés. Au niveau local, chacun innove et agit pour changer le quotidien, loin du prêt à penser et de la facilité.

Les 21 et 22 novembre, une centaine d'experts nous a rejoins sur le patrimoine, le foncier, l’habitat et les copropriétés, l'économie circulaire, les risques majeurs... Collectivement, nous avons formulé des propositions pour permettre aux pratiques pionnières de devenir ordinaires et bouleverser nos politiques publiques. Pour faire en sorte qu’elles soient comprises et consenties, loin des parcours du combattant actuels pour les appliquer.

Nous devons prendre notre part, en plus grand nombre, en faisant une place prépondérante à la réhabilitation, à la réparation, à l'utilisation des matériaux de récupération et à l'économie circulaire.

Formons-nous, échangeons plus, partageons plus.

Changer de paradigme, une grande partie de la population y consent. La « Convention citoyenne » et le groupe de travail organisés au Conseil économique, social et environnemental « Se loger » dépendant de celle-ci le montre à travers leur premiers axes de propositions.

Pour y arriver, il s'agit d'équilibrer la politique sociale et écologique avant tout. C'est le sens de l'action que nous allons mener en ce début d'année, en proposant avec d’autres professions des orientations nées de ces deux jours d'échanges, mais également du recueil « 21 réflexions pour réparer la ville ». C’est l’expression de « l'intérêt public » qui fonde la vocation des architectes. En représentation de toute la profession, l’institution ordinale participe au débat politique. En Île-de-France, comme dans nombre de régions, notre Conseil en fait de notre discipline une discipline des solutions et propositions, non une discipline de problèmes ou de revendications corporatistes stériles dans laquelle on veut si souvent nous cantonner.

Voilà les voies de l’avenir et du progrès, pour notre profession comme pour la société.

Ensemble montrons que nous savons faire et comment. Soyons ouverts, dans l’écoute et le dialogue, ayons le courage de défendre nos point de vue.


Et surtout demeurons unis dans une parole collective qui émerge de tous les territoires pour veiller à la fabrication d’espaces de vie pour tous. Respectueuse des ressources, et des Hommes et des milieux.

Très belles fêtes de fin d’année à chacune et chacun.

 

Crédits images
Image - 1 : "Réparer La Ville" : ©Duofluo
Image - 2 : "Atelier" : ©Croaif
Image - 3 : "Discussion Inaugurale" : ©Cecile Septet

 

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